Cultiver un sentiment de sécurité : chose plus facile à dire qu’à faire

mangala-yoga-toulon

Une des bases fondamentales du travail sur soi, me semble être le travail de développement du sentiment de sécurité.

Depuis la nuit des temps, nous recherchons la sécurité pour survivre aux dangers et aux aléas de la vie. Nous cherchons instinctivement à allonger notre propre durée de vie et à faire perdurer notre espèce, c’est dans notre ADN. Or, si nous creusons un peu sur les différents aspects de notre vie, nous nous rendons vite compte que, malgré les apparences, l’insécurité est bien plus présente que ce que nous prétendons.

“Que ferai-je demain ? Aurai-je assez d’argent pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes proches ? Suis-je aimé.e ? Et si il/elle me quittait ? Mes parents sont-ils fiers de moi ? Est-ce que je suis “assez” bien pour elle/lui ? Suis-je un bon père, une bonne mère ? Et si je manquais d’argent et de confort si j’arrêtais ce métier ? …”

Toutes ces questions qui peuvent survenir à des moments donnés dans notre vie, sont le reflet de notre manque de confiance en nous, en nos actes, et en la vie. Elles sont le reflet de notre sentiment d’insécurité face à notre avenir propre, à celui de nos proches et de notre environnement. Mais alors, comment inverser la cadence et ne plus avoir peur ? Comment développer la confiance là où elle parait impossible ?

Pour ma part, quand je me sens douteuse, la première chose que je fais, consiste à lister (oui encore une liste :)) mes craintes. Ainsi, je les conscientise au lieu de les laisser prendre le contrôle. Par exemple : j’ai peur de ne pas être aimée si je dis non, je crains d’être rejetée si je ne mange pas la même chose, j’ai peur de ne pas correspondre à l’attente qu’ont les autres de moi etc etc.

Ecrire ses plus grandes peurs nous permet tout simplement d’en prendre conscience et ainsi de chercher le sentiment contraire qu’il faudrait développer. Alors oui, ça ne se fait pas en 10 minutes, et certaines sont tellement profondes qu’elles nous paraissent normales, logiques, vitales. Se déprogrammer prend du temps, et surtout du courage. Oser s’avouer que nos peurs peuvent être irrationnelles remet tout notre mode de fonctionnement en question. Prenez une feuille et un stylo et sans vous juger, respirez, laissez toutes auto-critiques et tout jugements de côté et écrivez sincèrement ce qui vous fait le plus peur. Laissez la honte de côté, personne ne lira votre papier. Si cet exercice vous paraît difficile, c’est normal ! Autorisez-vous du temps, avoir envie d’avancer est déjà un immense pas en avant. Félicitez-vous quoi qu’il advienne. Ensuite, si le coeur vous en dit, vous pourrez noter le sentiment contraire à votre peur. Par exemple, si j’ai peur de manquer, je sais que je dois m’entraîner à cultiver le contentement, ou encore si j’ai peur de l’avenir, je devrais m’entraîner à me focaliser sur l’instant présent à l’aide d’une technique qui me plaît. Notez toutes les idées qui vous viennent à l’esprit, une fois lancé on ne peut parfois plus s’arrêter ! 

En hatha yoga nous travaillons notre ancrage à la terre par des postures d’équilibre tels que “Vrksasan” (l’arbre) par exemple. En prenant cette posture, le pratiquant cherche à enraciner son pied de terre dans le sol tandis que le haut de son corps s’étend vers le ciel. Il solidifie son ancrage dans l’instant présent en calmant son mental, ce qui forcément lui permet d’accroître son sentiment de stabilité et de sécurité. Le muladhara Chakra, ça vous parle ? J’en ferai un article prochainement.

J’ai choisi cette photo de Vianney pour imager cet article, car je trouvais qu’elle reflétait bien cette sensation de sécurité que l’on peut ressentir lorsque l’on est blotti au fond de son lit tandis que l’orage gronde au dehors. Parce que oui, si au dedans je me sens bien et en phase avec mon être profond, aucun des événements extérieurs ne peut m’atteindre. Je suis sûr que nous avons déjà tous expérimenté cette sensation, ne serait-ce que pour quelques jours, quelques heures ou quelques minutes, n’est-ce pas ?

Comme le disait si bien Gandhi “Nobody can hurt you without your permission.” (“Personne ne peut te bleser sans ton conscentement.”

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *